| La biodiversité en danger La
convention de Washington
De très nombreuses espèces végétales
et animales sont protégées par la convention de Washington
(CITES). Comme il est impossible de connaître ce document
par cœur (il contient les noms de plus de 800 espèces
interdites de commerce et plus de 20000 autres dont les transactions
sont réglementées), il vaut mieux se mettre en tête
quelques bases simples qui évitent bien des ennuis.
Renseignements : le ministère
de l'environnement et la DSV.
La diversité biologique
de la planète est menacée par la contrebande
d’animaux, troisième marché illégal,
derrière la drogue et les armes. Avec la mode des «
nouveaux animaux de compagnie », le commerce illégal
se développe et menace la biodiversité en fragilisant
les populations sauvages et en vouant même certaines espèces
à l’extinction.
Ainsi la vogue de la terrariophilie provoque des ravages. Non seulement
les reptiles sont le plus souvent détenus par des personnes
qui ne savent pas leur apporter les soins nécessaires et
les animaux meurent, mais en plus, leur prélèvement
anarchique dans la nature peut entraîner la disparition de
certaines espèces.
La convention de Washington estime ainsi à 10 millions d’euros,
chaque année, le commerce portant sur ces animaux. L’essentiel
des transactions concerne les Etats-Unis (70% des importations)
et 17% l’Union Européenne.
C’est pourquoi, lors des séjours touristiques ou même
en France, en animalerie, il ne faut éviter d'acheter d’animaux
exotiques vivants ou morts, d’objets issus d’animaux
(peau, écaille, ivoire, bijoux…) ou encore de plantes.
Le problème est multiple.
Les ponctions dans le milieu naturel sont le fait d’importateurs
(agissant le plus souvent dans l’illégalité
car nombre d'animaux sont protégés par la convention
de Washington) ou bien encore, d’élevages soucieux
d’apporter un peu de « sang frais » à leur
entreprise. Le prélèvement est accentué par
le phénomène de mode. Plus il y a d’animaux
"spectaculaires" (par exemple les reptiles) dans les vitrines
des animaleries, plus il y a de demande de la part du public. Pour
les seuls pays membres de l’UE, les statistiques douanières
indiquent que les importations sont passées de 60.000 en
1990 à 225.000 en 1999, soit presque quatre fois plus en
dix ans à peine.
Les principaux pays exportateurs (de reptiles) sont la Colombie,
le Salvador, le Guatemala, le Ghana et Madagascar. Parmi les spécimens
sauvages d'espèces africaines importées vers l'UE,
de grandes quantités provenant de Madagascar, du Ghana, du
Togo, de Tanzanie et du Bénin sont prélevées
dans leur milieu naturel.
Les principaux importateurs sur notre continent sont l’Espagne,
l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, l’Angleterre et
la Belgique. Concernant la France, les importations ont augmenté
de 250% entre 1994 et 1999.
Les souvenirs de vacances
Chacun sait qu’il ne vaut mieux pas rapporter d’animaux
sauvages vivants ou morts lors de ses vacances. En effet, de nombreux
animaux sont tués pour servir à fabriquer des souvenirs.
En achetant ces objets, vous alimentez ce marché. D’une
part cela nuit à la biodiversité, d’autre part
leur importation peut valoir de lourdes amendes.
A éviter pour passer
la douane
Tout ce qui est en ivoire, en écaille
ou en peau (qu’il s’agisse de mammifères ou de
reptiles) ne doit pas être acheté. De même, les
coquillages, les œufs, les plumes ou tout objet qui en est
issu doit être banni de sa liste de course. Les bijoux en
coraux (un animal) sont également à proscrire, tout
comme les insectes ou papillons naturalisés. Enfin, les médicaments
à base d’animaux (tigre, rhinocéros, ours, etc.)
que l’on peut trouver dans les pays d’Asie ne sont pas
les bienvenus non plus.

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