| Cycle d’activité
et utilisation de l’espace
Comme tous les reptiles, la cistude d’Europe est une espèce
ectotherme, c’est à dire qu’elle utilise le soleil
comme source de chaleur externe pour chauffer sa température
corporelle. Son comportement et son activité se trouvent
donc affectés par la température ce qui explique non
seulement son cycle saisonnier mais également son cycle journalier.
En effet son cycle de vie est marqué par l’alternance
de périodes d’activités, au printemps et à
l’été, et de périodes de ralentissement
d’activité ou d’hivernation en saison froide.
Il varie d’ailleurs selon sa localisation géographique,
entre les régions méditerranéennes et celles
situées plus au nord.
Les déplacements et l’occupation de l’espace
semblent motivés par des facteurs sociaux et environnementaux.
Pendant l’hiver (d’octobre à mars) les mouvements
sont de courtes distances ou nuls. Les cistudes, regroupées,
occupent alors un milieu fortement végétalisé
(roselières, saussaies marécageuses ou saulaies…).
Avec l’arrivée du printemps et le réchauffement
de l’eau, les cistudes sortent d’hivernation, se dispersent
et colonisent progressivement l’ensemble des milieux aquatiques
disponibles. Le pic d’activité se situe en mai-juin,
correspondant à la période de ponte.
L’activité ralentit ensuite avec les grosses chaleurs
de fin juillet et d’août, avant de reprendre en septembre-octobre
pour les migrations automnales vers les sites d’hivernation.
Les juvéniles cependant restent cantonnés dans une
zone de vie restreinte, en général proche du site
de ponte.
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